L’histoire démarre en 2018, à Montpeyroux, dans les Terrasses du Larzac. Florian Busch, héritier du Weingut Clemens Busch, référence allemande de la viticulture biologique, fait d’abord un détour par l’aéronautique avant de revenir à ce qui lui colle à la peau : la vigne. Après plusieurs passages, notamment au Domaine d’Aupilhac, il retrouve Paola, herboriste passionnée de plantes médicinales, d’oliviers et d’aromatiques. Ensemble, ils imaginent un domaine où la vigne n’est qu’un élément d’un paysage beaucoup plus vaste.
En quelques années, le vignoble passe de 35 ares à 9 hectares de polyculture. Ici, les ceps partagent le terrain avec les lauriers nobles, les églantiers, les aubépines, les sureaux, mais aussi les lyciets de Barbarie, les jujubiers de Provence, les abricotiers du Roussillon et une ribambelle de plantes aromatiques résistantes à la sécheresse. La biodiversité n’est pas une promesse inscrite sur une étiquette : elle pousse littéralement entre les vignes.
Bio depuis le premier jour, biodynamique depuis 2023, le domaine préfère observer avant d’agir. Enherbement spontané, engrais verts, compost, préparations biodynamiques, infusions de plantes : ici, on accompagne la vigne plus qu’on ne la dirige. Les vendanges sont manuelles, par conviction autant que par exigence.
Dans les bouteilles, le résultat est à la hauteur du paysages. En rouge, Heureux qui Comme ou La Pointe du Jour sont de ces vins qu’on rêve de retrouver à la carte d’un bistrot ou sur les étagères d’une bonne cave. Le genre de flacons capables de créer une saine dépendance. Les blancs, souvent travaillés en macération, ouvrent quant à eux un terrain de jeu immense pour les accords gastronomiques. Une gamme d’une rare polyvalence, où chaque cuvée semble trouver naturellement sa place à table.