Lui, c’est Lucas Pfister. Après plus de vingt ans d’expérience viticole acquise entre l’Amérique du Sud et l’Europe notamment chez Foradori en Italie.
Lucas éprouvait le besoin de retrouver un espace de liberté.
En Bretagne, il trouve ce que Giverny fut à Monet : un lieu d’élan et d’expression. Droits de plantation ouverts, absence de cahier des charges, liberté d’inventer. Un terroir idéal pour faire naître des vins libres, portés par le geste du vigneron autant que par la singularité du territoire.
En 2024, alors que Celine chante l’hymne à l’amour sous la pluie, Lucas jardine et dessine les raisins d’un des millésimes les plus pluvieux jamais observé en France : miracle, Roch-Mer est né.
Le domaine se tient là où la terre s’effile et où commence la mer, dans cet entre-deux fragile, là où les vents marins déposent une fine empreinte saline, tandis que les souffles de plus en plus chaud de la terre éveillent les raisins pour les mener vers la maturité.
Lucas y a fait le choix radical de ne cultiver que des cépages blancs, capables de traduire la fraîcheur, la tension et la minéralité du terroir breton.
Savagnin, Albarinho ( cépage emblématique de la Galice que l’on surnomme la Bretagne espagnole, Il faut rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar ) et Chenin blanc composent cette partition singulière. Trois cépages, trois origines, plantés sur autant de terroirs, chacun dialoguant à sa manière avec les éléments granitiques des sols.
À la dégustation, la minéralité, l’énergie et la fraîcheur sont au rendez-vous. Les élevages sont maîtrisés. Ce premier coup de crayon est superbe.
Alors, lui glisse un restaurateur taquin lors de la dégustation de ses premiers vins :
« Du savagnin en Bretagne… si ça se trouve, tu viens d’acheter une maison à Saint-Tropez dans les années 50.»
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